Revue de presse – « Éditeur singulier pour pages en commun »

Dans le dernier numéro de La Revue, magazine papier du Webzine culturel l’Imprimerie Nocturne, il y a un joli article sur les coulisses des éditions du commun et notamment son éditeur. A défaut de voir à quoi il ressemble, vous pouvez au moins découvrir comment et pourquoi il fait tout ça.

A lire en pdf ici et à se procurer en version papier là.

Benjamin Roux

Éditeur singulier pour pages en commun

Les éditions du commun naissent en novembre 2015, et se développent petit à petit autour de la transmission des savoirs et des pratiques. Un catalogue curieux et engagé, qui cherche au singulier, à interroger le commun.

■ De la gymnastique de l’édition

Venu d’une culture do it yourself, « pour fabriquer des supports à moindre coût pour pouvoir les imprimer et les diffuser », ainsi que de l’univers de l’éducation populaire, Benjamin Roux mène aujourd’hui la maison d’édition sous forme associative. Épaulé principalement par trois personnes avec qui il partage « les choix éditoriaux », l’éditeur se définit comme « chef d’orchestre gymnaste, à la fois coordination de plein de gens et souplesse de la variété des gens à qui je peux avoir affaire ». « Dessiner les collections, recevoir les manuscrits, les relire et les accompagner, coordonner les comités éditoriaux, les correcteurs/correctrices, trouver des illustrateurs en fonction du projet, répondre aux sollicitations des libraires et des événements, chercher des subventions, faire des services presse et média, gérer la partie technique avec les imprimeurs » : voilà ce qui constituent les missions principales de l’éditeur, qui a aujourd’hui pour difficulté de « passer dans la cour des grands tout en gardant notre fougue de petit, et tenir les seuils économiques à franchir. »

■ Sociologie, vous avez dit sociologie ?

La mise au singulier des « ressources à gérer », le commun au singulier est pour Benjamin le « liant entre les personnes, tous les liens sociaux entre les individus, quelque chose qui n’est ni un acquis ni un inné mais un construit. Quelque chose qui est tout le temps remis sur l’ouvrage, toujours à retravailler, sous entendu ça implique du débat, de la contradiction, de la critique et de la démocratie. »

Si les sujets sociologiques peuvent freiner, « la plus grosse barrière reste la lecture, le fait que ce soit de l’écrit » ; des interrogations qui se trouvent dans l’ouvrage Des gestes de lecteurs de Claire Aubert publié en 2016 par la maison d’édition, qui elle même développe rencontres et ateliers pour que l’oral pallie à cette difficulté.

Le dernier livre paru aux éditions du Commun : Politiques d’UZ un ouvrage de plusieurs textes autour de la compagnie de Bernard Lubat, poly-instrumentiste mondialement connu dans le monde du jazz, et qui mène à Uzeste depuis maintenant quarante ans, une « ruralité critique ».

Parti pour Croatan de Michel Vezina : un livre pour disparaître

« J’avance. Je suis concentré et isolé. Je me défoule sur des personnages imaginaires qui ne risquent pas de m’envoyer chier, ceux-là » p.25. Parti pour Croatan a d’abord été édité au Québec en 2013. Début 2018, les Éditions du commun rééditent ce texte de Michel Vézina, auteur québécois, mais également éditeur et libraire itinérant. Le pari de tracer un pont par-dessus l’Atlantique, avec la réédition de ce livre fragmenté en chapitres qui peuvent se lire à votre guise. Entre poésie errante, hommages aux Zones Autonomes Temporaires ou à des amis, Michel Vezina tranche vif, et vous emmène à Croatan en quelques phrases.

 

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